Ciel et terre se touchaient

Un conte africain raconte qu’au commencement, le ciel et la terre étaient très proches, qu’ils se touchaient…

Mais les humains ont voulu consommer, consommer, regarder la terre, toujours, se laisser fasciner par la matérialité et en particulier par la boulimie de la consommation, de l’alimentation. Remplir leur ventre, remplir leur ventre, comme s’ils étaient des oies à gaver. Alors les femmes pilaient le mil, pilaient du mil toute la journée, devenant comme des esclaves. Et il y avait tellement de femmes à piler le mil tout le long des jours, qu’avec le mouvement du pilon, le ciel en a eu assez d’être cogné en mille endroits à toute heure du jour, et qu’il s’est éloigné de la terre. Ainsi il ne serait plus abîmé et martelé par une humanité qui l’avait oublié, les yeux fixés sur le mil et le pilon.

Le Dieu de Jésus-Christ n’a donc pas voulu rester dans les solitudes célestes. Le très bel hymne offert par Paul aux Philippiens (ch. 2) dit cet abaissement de « notre Père qui est aux cieux » mais qui n’a pas désiré rester aux cieux pour prendre le risque de mourir seul, comme un vieux monsieur aux jours de la canicule.
Il a donc montré l’exemple.
Pour que le dialogue soit renoué, il faut faire le premier pas.
Pour que les reproches cessent, c’est à moi de commencer par m’abaisser et quitter la supériorité de mes certitudes, et la certitude de ma supériorité.
Dieu s’est avancé vers nous en Christ.
Le ciel et la terre se touchent à nouveau.

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