Vous êtes heureux ? Chantez les psaumes !

Cet article a été publié dans la revue de l’Alliance Réformée Mondiale (warc.ch)

(…) C’est à Calvin que l’on doit l’importance historique du psautier dans le culte réformé.
Dans sa préface au premier recueil de psaumes publié à Genève dans les années 1540, Calvin soutenait que les paroles trnasmises par la musique pouvaient se répandrent dansd les coeurs et que, “en chantant les psaumes de David que le Saint Esprit a dictés et créés”, on pouvait avoir l’assurance que “c’est Dieu qui met ces paroles dans notre bouche, comme si lui-même chantait par nous.”
Calvin a trouvé en Clément Marot un poète remarquable (…). Les psaumes versifiés qu’il a écrits étaient simples, accessibles, et constituaient “une puissante adaptation de la poésie hébraïque en prose française”. A la mort de Clément Marot, Théodore de Bèze, le second de Calvin, a pris la suite. En 1561, le psautier français était achevé et imprimé à des milliers d’exemplaires.
Les réfugiés de langue anglaise l’imitèrent par flatterie. Trois mois après qu’ils aient obtenu l’usage de l’auditoire, le premier livre en anglais est paru à Genève. On y trouvait leur liturgie, une traduction du catéchisme de Calvin et “on and fiftie psalmes of David in englishe metre” (51 psaumes de David en vers anglais).
(…) Au temple, on chantait ces psaumes à l’unisson, sans accompagnement, ce qui assurait au service divin “le poids et la majesté” requis. A la maison et ailleurs on pouvait les chanter à plusieurs voix et on ne dédaignait pas les instruments de musique.
Au cours des siècles, la liberté que l’on avait pu tout d’abord constater en dehors des murs des temples y a pénétré peu à peu. (…)

d’après Paraic Reamonn (extrait de “ARM update”, mars 2006)

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